•  Dimanche , à 14 heures, galette des rois : participation 5 euros.

    Ensuite, pour ceux qui le désirent, jeux de société.

    la galette et une photo

    Vous les reconnaissez?


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  • Le 24 décembre à 19h 15 ,nous aurons la messe de Noël : faites l'effort de venir  pour cette occasion.Nous  ferons le grand feu , à la suite, derrière l'église; Distribution de vin chaud, et de de douceurs.


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  •  L'article de Corse-Matin sur les trois maires

    Les trois maires

    À 20 kilomètres de Corte, la petite commune a vu trois élus endosser l'écharpe tricolore depuis 2014.

    Une singulière succession qui ne doit rien à un contexte tendu. Le poids de la fonction n'y est toutefois pas étranger Aujourd'hui, le maire de Pratu di Ghjuvellina s'appelle Pierre Nasica.

    Retraité de la RATP fixé au village, il a 75 ans et aspire, au mois de mars prochain, à solliciter le renouvellement de son mandat. Probablement à la tête d'une liste unique. À la veille d'une nouvelle élection municipale, le contexte n'a rien d'exceptionnel.

    Mais voilà, Pierre Nasica n'a endossé l'écharpe qu'au mois de mai dernier après avoir débuté la mandature en tant que conseiller municipal... et son prédécesseur n'était pas non plus celui que les électeurs de Pratu avaient élu en mars 2014.

    En clair, la commune, dont le territoire se dresse sur les hauteurs de Francardu, en rive gauche du Golu, a connu trois maires aux cours des six dernières années.

    À première vue, on pourrait croire que sa petite population a assisté à un jeu de chaises musicales dans un contexte tendu par les querelles de clocher. Il n'en est rien. Si Pratu a connu autant de maires en si peu de temps, c'est tout simplement parce que le simple citoyen qui s'engage, motivé par le seul attachement à ses racines, a de plus en plus de mal à assumer la fonction sur la carte communale du rural d'aujourd'hui.

    Isolé, sans moyens, rattrapé par les occupations liées à son quotidien professionnel ou à celles de sa sphère privée, il s'essouffle vite en première ligne. Le casse-tête d'une gestion qui ne nourrit pourtant aucune ambition démesurée est souvent plus compliqué qu'une confrontation avec la pulitichella qui empoisonne la place du village. "Le conflit entre deux clans, il existait en 2008, quand j'ai été élu pour mon premier mandat", se souvient José Simoni. Celui qui venait tout juste, alors, de faire valoir ses droits à la retraite dans une importante entreprise grenobloise souhaitait rentrer chez lui et s'investir pour la chose publique. "Mais le contexte local était vraiment tendu. Ma liste avait été élue de très peu." Plus que son élection au forceps, José garde un excellent souvenir de son premier mandat, des quelque 500 000 euros investis pour améliorer le quotidien d'une population qui, au creux de l'hiver, n'excède pas les 40 habitants.

    Réélu en 2014 dans un contexte enfin apaisé, il est donc le premier des trois maires de la mandature qui s'achève en mars prochain. L'idée de se retirer avant la fin de son second mandat mûrissait bien avant sa décision. "Je n'avais pas envie de m'accrocher, je voulais à tout prix éviter de nouveaux conflits et, ayant ma résidence principale à Vescovato, c'était de plus en plus difficile d'assumer la fonction. J'ai préféré passer la main en toute tranquillité."

    José restera conseiller municipal, pour ouvrir la voie à Pasquin Nasica, son premier adjoint, premier de cordée, à la fin de l'année 2017. "Quand vous n'avez aucun moyens et qu'on vous supprime un emploi aidé..." Seul élu encore actif du trio et directeur des projets innovants chez Orange, Pasquin exerce une profession qui le confronte déjà aux réalités des petites communes. Alors âgé de 57 ans, il est d'autant plus motivé pour endosser l'écharpe qu'il envisage déjà de briguer un plein mandat en 2020... en tant que jeune retraité. "Je pensais pouvoir partir en 2022, mais en me penchant plus sérieusement sur toute la paperasse, j'ai compris que j'allais devoir travailler jusqu'à 65 ans." Pasquin Nasica se sent alors beaucoup moins motivé. Élu maire en cours de mandat, il redevient conseiller municipal au printemps dernier, persuadé que son activité professionnelle ne sera pas compatible avec une fonction élective plus que prenante.

    "Je peux vous dire que c'est un boulot à temps plein. Mon statut de retraité me le permet, comme le fait de résider au village, mais je peux vous assurer que je suis à la mairie du matin au soir", assure Pierre Nasica, qui va donc boucler un mandat qui marquera l'histoire politique de Pratu di Ghjuvellina. Le propos affirmatif du maire sortant démontre bien que les considérations très personnelles n'ont pas été les seules à provoquer ces discrètes successions. Dans le quotidien d'un maire du rural, le casticu prévaut plus que jamais sur l'onore

    . Pasquin a encore en travers de la gorge la suppression de l'emploi aidé dont bénéficiait encore Pratu quand il était aux manettes. "Avec des contraintes administratives de plus en plus lourdes, la dématérialisation qui oblige à se confronter trop souvent à l'outil informatique, on ne bénéficie des services d'une secrétaire qu'une demi-journée par semaine. J'ai vraiment très mal vécu le non-renouvellement de notre emploi aidé. Force est de constater qu'au lieu de soutenir les petites communes qui en ont vraiment besoin, on les met dans des situations encore plus compliquées à gérer."

    Les trois derniers maires de Pratu savent, à l'instar de leurs collègues qui, sur des communes de même importance, en font aussi l'expérience, les tours de force que l'investissement impose. Sans capacité d'autofinancement et sans ingénierie. "Il y a toujours énormément d'études à faire alors qu'il ne s'agit que de dossiers compilés, souvent de copier-coller", observe José.

     

    Quant au nerf de la guerre, Pasquin insiste sur les limites budgétaires d'une commune qui inscrit 85 000 euros au chapitre fonctionnement, et qui se heurte à un mur dès qu'elle a besoin de porter un projet structurant. "Rien de fantaisiste. Notre nouvelle station d'épuration, qui a fait grimper cette année notre budget investissement à 600 000 euros, il faut quand même savoir que si on ne la fait pas, le maire va en taule." Désormais concerné au premier chef, Pierre confirme. "Le rapport de la police de l'eau est défavorable et démontre que notre précédente station n'était plus aux normes." José dénonce le caractère scandaleux de la situation. "Cette station avait coûté très cher, pour être obsolète au bout de dix ans." Pasquin en revient plus directement au financement. "On vante auprès des communes la possibilité de mobiliser des subventions à hauteur de 90 %. Je peux vous dire que si vous y arrivez, vous avez de la chance. Le PEI, c'est dans la même logique, c'est se moquer du monde.

    Quand une petite commune comme la nôtre doit porter un projet, elle a besoin d'amorcer la pompe financière. Comment fait-elle ?" Pierre enfonce le clou : "Même la TVA, on est obligés de l'avancer, on ne la récupère qu'au bout de deux ans." "Lors du grand débat national, j'ai plaidé la cause des communes de moins de 500 habitants" Dès lors, dans un cadre intercommunal très pauvre (42 communes, 6 600 habitants) qui a forcément ses limites, la commune est désormais rompue au crédit-relais qui plombe tôt au tard le budget. "J'en sais quelque chose. Je n'ai pas oublié le chèque de 100 000 euros que j'ai signé en juin 2018 pour solder l'un de ces prêts", raconte Pasquin.

    "Les subventions, on ne les touche que si les travaux commencent", ajoute José, qui sait, comme ses collègues, ce que vit le maire de Pratu quand il croule sous les procédures, quand il courbe l'échine parce que le service public n'évolue pas non plus en sa faveur. "Quand un mandat vous est refusé, on explique encore pourquoi aujourd'hui, mais quand les trésoreries auront disparu et que le maire sera confronté à une administration déshumanisée, comment fera-t-il ?" , interroge Pasquin, qui n'a pas oublié le grand débat national consécutif à la crise des gilets jaunes. "J'avais insisté sur la nécessité d'aider davantage les communes de moins de 500 habitants", rappelle celui qui, pendant neuf mois, s'était assis sur son indemnité de maire.

    Ses adjoints avaient fait de même. Malgré tout, l'équipe municipale ne s'est pas fissurée depuis 2014, et bien que trois maires se soient succédé dans le fauteuil fragile, aucun des sept conseillers n'a quitté le navire par découragement. Y aurait-il malgré tout quelques motifs de satisfaction ? Fort de ses nombreux déplacements pour Orange à travers le rural, Pasquin en est témoin. "Quand on se regarde, on se désole.

    Quand on se compare, on se console. Je peux vous dire que bien d'autres communes souffrent encore plus que la nôtre. Pratu a la chance d'avoir une base de travail solide grâce à sa carte communale, son schéma directeur de l'eau et de l'assainissement et son plan communal de sauvegarde." Et un maire qui veut rempiler, dans une ambiance toujours sereine au village. "C'est vrai qu'ici, on se rend compte que le maire a beaucoup de travail dans des conditions difficiles.

    C'est peut-être aussi pour cela qu'il n'y a pas beaucoup de prétendants", glisse Pierre Nasica. Il sait qu'en mars 2020, le contexte ne sera sûrement pas plus favorable pour les petites communes.

     

     

    Il faut espérer que certains conseillers municipaux qui ont participé aux deux mandatures seront aussi  sages ,pour laisser la place à des nouveaux   qui veulent s'investir aussi pour le village


    2 commentaires
  • La raclette est annulée  en raison du décès de Jeannot


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  • Le dimanche 1er décembre , repas raclette  pour fêter le beaujolais nouveau :

    participation :17  euros  ;il faut s'inscrire jusqu'à jeudi au plus  tard ,auprès de Pascale Grasset, ou même sur ce blog , en commentaire.

     

     


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