• Traditionnellement, le mois de mai est l'époque où l'on tond les brebis. Autrefois, les bergers choisissaient chacun un jour de tonte et ils s'aidaient mutuellement.D'autres personnes se joignaient à eux.Cela était l'occasion de faire un bon repas tous ensemble , après le travail.

    Le berger se servait d'un instrument qui ressemblait à un mélange de ciseau et de sécateur: "a furbice". Chez nous , il y avait plusieurs bergers .Le lait des brebis était utilisé pour le fromage, le beurre... une tartine de crème de lait était un vrai délice!!

    La laine servait à faire les matelas des vêtements .Rien n'était jeté. Ma tante Marfise, nous racontait qu'étant, jeune, elle remontait le lait de "Canavaghjolu"(au fond de la colline) dans un seau qu'elle portait sur sa tête; et elle n'était pas la seule à le faire! et cela se faisait deux fois par jour!

    Quand on voit la côte qu'il faut grimper, cela semble incroyable. A présent, nous n'avons plus de bergers. Il n'y a presque plus de "tondeurs "expérimentés: on fait venir des professionnels du continent! -


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  • I pinzi di u vallu


    "Les petits fauteuils "les jeunes ont donné ce nom à ces rochers, car , effectivement on s'y asseyait très souvent.
    On surveillait les éventuelles voitures qui passaient sur la route en dessous , en espérant qu'elles arriveraient jusqu'au village: il en passait tellement peu à l'époque!!
    Une voiture qui arrivait au village: c'était l'évènement!!
    Le "pylone" aussi est important des générations d'ados ont gravé dessus des noms, des coeurs avec des initiales(???): c'était les tags avant l'heure!!
    il a dû en voir passer des amourettes de jeunesse!!
    Le vrai nom du lieu , c'est "I pinzi di u vallu"(les pointes de la vallée); de là, on a une vue imprenable sur toute la vallée .


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  • Revenons un peu en arrière même si Pâques est déjà passé
    Je me souviens , lorsque j'étais enfant , l'approche de Pâques était l'occasion pour faire le grand nettoyage de printemps.
    Comme il n'y avait pas encore l'eau dans les maisons, cela n'était pas une mince affaire!!
    Il fallait charrier l'eau dans des brocs, des seaux; aller laver tout le linge au lavoir : les couvre-lits, les couvertures ...
    Et le jour de Pâques, tout était propre! La maison sentait bon , le savon de Marseille, la lessive....Nous mettions des vêtements neufs ce jour-là; qu'il fasse soleil ou mauvais temps, les habits plus légers étaient de rigueur!!
    On tournait résolument le dos à l'hiver.


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  • Je me souviens , quand j'étais gamine, lorsqu'on allait à la messe, il y avait un côté pour les hommes et un côté pour les femmes.A l'époque, il y avait des "prie-Dieu" et juste deux bancs au fond de l'église.
    Cela faisait un grand remue-ménage, lorsque les gens retournaient leur "prie-Dieu", tantôt pour s'asseoir, tantôt pour s'agenouiller;
    Chaque prie-Dieu, avait son petit coussin, pour plus de confort.
    Les hommes, restaient debout , pour la plupart. Sur le mur devant eux, il y avait une grande pancarte sur laquelle était écrit:"SILENCE"!!
    Il faut en déduire, qu"ils discutaient pas mal au lieu d'écouter le curé!!
    Les garçons se battaient presque pour faire les enfants de choeur et pour mettre la belle tenue blanche et rouge dans laquelle , ils se pavanaient!!
    De temps en temps, si l'un d'eux ne restait pas tranquille, le curé lui donnait une tape .
    Quant aux autres enfants, ils n'osaient pas trop bouger, car le curé les avait aussi à l'oeil!!
    Et on avait intérêt à connaître son catéchisme par coeur, sinon , gare !!!
    Tout cela amuse les enfants d'aujourd'hui, lorsqu'on leur raconte ces choses!!!


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  • Je me souviens , quand j'étais gamine; nous avions des matelas en vraie laine de brebis;
    Les matelas étaient fabriqués par les familles .
    Et quand l'été arrivait , on leur faisait faire peau neuve: les femmes décousaient les matelas ; elles enlevaient la laine , la mettait au soleil deux ou trois jours et ensuite, elles la cardaient .
    Il y avait une sorte de gros peigne qui servait à cela; ou bien , elles le faisaient avec les mains: il fallait étirer la laine en tous sens ; la poussière partait et elle était comme neuve.
    Ensuite, soit , on changeait la toile à matelas, soit elle était lavée et on refaisait le matelas.

    Il y avait de grandes aiguilles qui servaient à faire passer de la ficelle à travers le matelas pour bloquer la laine en divers endroits .Et il n'y avait plus qu'à les remettre sur les lits!

    Pour les enfants que nous étions, la laine étalée au soleil, était une grande tentation: quand, personne ne nous voyait, nous nous roulions sur ce "terrain de jeux" improvisé!

    On faisait des batailles de laine: ma grand-mère qui s'en doutait, nous surprenait parfois , mon cousin et moi!
    Comme j'étais la plus jeune des deux, c'est Jean qui recevait la fessée, alors que bien souvent , c'était moi qui l'entraînait!!!!Il s'en souvient encore!!!


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