• Un matin d'été, trois villageois, étaient partis dans la campagne, à ' Alzurimari". L'un d'eux , Paluisu était du village à côté(Popolasca).Tout à coup , un taureau très énervé s'approche d'eux.
    Jean_Pierre et son copain, prudents grimpent sur le seul arbre du coin : un maigre cerisier qui devait faire quinze centimètres de diamètre!! Le cerisier penchait dangereusement, vu le poids des deux bonshommes!

    Paluisu, faisait le fanfaron:
    -" Moi, je n'ai pas peur! je vais le faire partir sans problème! vous allez voir!"
    Il s'approche un peu du taureau: celui-ci commence à gratter la terre et fait face au courageux Paluisu.

    Puis il commence à charger!!
    Paluisu, se met alors à crier:
    -" Faites-moi un place!! faites-moi une place!!" tout en se précipitant vers le cerisier.

    jean-Pierre et son copain se demandent bien où il va pouvoir grimper, vu que le pauvre cerisier est près de s'écrouler!

    -" Il n'y a plus de place!! va ailleurs!! sinon, on va tous se retrouver par terre!!" crient-ils à leur tour!!
    Paluisu ne sait plus comment faire et tant bien que mal s'accroche aussi au cerisier.
    Tous trois priant Tous les saints pour que le cerisier tienne encore un peu, le temps que le taureau s'en aille!!
    Le cerisier a résisté (sans doute grâce à leurs prières), et depuis il a grandi.
    Paluisu, depuis ce jour_là fait moins le fanfaron devant les taureaux !!!


    votre commentaire
  • Je me souviens , dans les années soixante, il y avait toujours au bar des gens qui faisaient le "chjam' e rispondi"( appel et réponse);

    ; c'est une coutume chez nous: l'un commence à improviser sur un thème, en chantant , et l'autre lui répond ; cela peut durer peu de temps ou toute une nuit!
    cette coutume existe toujours; les jeunes la reprennent.
    Le problème, était que cela perturbait un peu le bal qui se déroulait au même endroit! Nous attendions avec impatience qu'ils aient fini d'improviser pour pouvoir danser en paix!!

    Et la même chose se déroulait à la messe:nous apprenions des cantiques ; mais il y avait un bonhomme qui se mettait à chanter la messe en corse, comme à l'ancien temps, et il nous prenait de vitesse chaque fois qu'on allait entonner un cantique!!!
    Nous étions trop jeunes pour apprécier l'authenticité de ces chants; et on "râlait" !!!


    votre commentaire
  • Il y avait un curé, dans les années soixante, grand et maigre qui officiait dans quelques paroisses de la plaine orientale Solenzara, Travo ....
    J'en parle parce qu'hier , je suis passée par là avec mon groupe de quadrille et cela m'a rappelé ce souvenir.

    Donc , ce curé s'était offert une mobylette, mais il ne savait pas trop s'en servir.
    Un jour , il grimpe dessus et démarre; mais , quand il essaie de s'arrêter, il se rend compte qu'il ne sait pas comment faire (il n'était sans doute pas très doué !!)

    La seule solution : rouler tant qu'il reste de l'essence dans le réservoir!
    Et les gens , ont la surprise de voir passer et repasser le curé, soutane au vent, sur sa mobylette!!

    A la fin , n'y tenant plus, l' un de ses paroissiens lui crie:
    "-ô sgio curatu, induv'andate, cusi???"
    (- "Oh! Mrle curé, où allez-vous comme ça??"
    Et le curé , en passant , lui répond:
    -"un' a so manc'eu"!!
    ( je ne le sais pas moi-même!)


    votre commentaire
  • Ces temps de promiscuité,( plage, rivière, bals...) il est facile d'attraper toutes sortes de chose et entre autres des poux
    Dans les années cinquante, ces bestioles étaient la hantise des parents, car après la querre, ils étaient apparus en force!

    Les parents traumatisés , ne voulaient surtout pas que leurs enfants attrapent des poux.
    Le remède miracle c'était le pétrole!!
    Ils enduisaient les cheveux de pétrole et ainsi, aucun risque d'attraper des poux!!
    Je ne vous parle pas de l'odeur que cela dégageait!!
    Et le peigne fin qui chassait tous les poux et les lentes!!C'était le peigne miracle!
    Personne n'en est mort!!
    Ensuite, il y a eu la Marie-Rose très efficace aussi.
    Puis les poux avaient disparu,chassés par l'hygiène.Mais , hélas,ils son revenus en force et maintenant , ils résistent à beaucoup de traitements


    votre commentaire
  • Autrefois, il arrivait que les gens qui étaient à" l'aise" prêtent de l'argent à ceux qui étaient dans le besoin.Il suffisait de la parole donnée ; pas besoin de reconnaissance de dettes écrite.
    Les gens respectaient leur parole d'honneur .Lorsque l'emprunteur ne pouvait vraiment pas rembourser , le prêteur se payait sur les quelques biens que possédait l'autre: parcelles de terrain , bétail, récoltes....

    Ainsi, un jour un Colonna qui était parti faire fortune à Paris, avait prêté de l'argent à son frère.Au moment de le rembourser, celui-ci lui a envoyé une lettre pour lui dire qu'il avait eu une maigre récolte et qu'il était dans l'impossibilité de le faire, ayant à nourrir sa nombreuse famille:

    -" Le blé que j'ai semé n'a fait qu'un enfant, cette année "(Il voulait dire qu'il n'avait récolté que le double de ce qu'il avait semé: par exemple un décalitre planté n'a donné que deux décalitres); ce qui était peu!

    Le frère qui était dur en affaire, lui a répondu:
    -" Si j'avais mis cent francs à la banque et qu'il m'eut rapporté deux cents francs , je m'en serais satisfait!!"

    Mais , cela n'avait aucun rapport bien sûr!On ne pouvait pas comparer une récolte qui aurait dû donner trois fois plus au moins et de l'argent placé.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique