• Bourbaki (11 mai2007)

    Bourbaki (c'était son surnom) , était une sorte de "tragulinu": il vendait dans les villages environnants, ses fruits et légumes et d'autres choses qu'il fabriquait: en échange, on lui donnait d'autres denrées ou objets utiles.
    C'était du troc, puisqu'à cette époque, les gens étaient pauvres , majoritairement.
    Un jour, (peut-être avait-il bu un coup de trop??), il décide d'acheter un billet entier de loterie nationale; c'était les débuts de la loterie ; un billet entier représentait dix tickets.
    Quand il rentre chez lui , tout content de son achat, il se fait "engueuler" par sa femme qui lui reproche d'avoir gaspillé l'argent du ménage!

    Pour la calmer, il revend neuf tickets et garde le dernier pour lui.

    Chacun attend avec impatience les résultats du tirage!
    Et là, Bourbaki se rend compte qu'il a gagné le gros lot!!!Mais comme il a revendu neuf tickets, il n'a qu'un dixième du gros lot , comme ceux qui lui ont acheté le reste!!!

    Il envisage un moment de tuer sa femme qui se mord les doigts de l'avoir poussé à revendre ses tickets!!Mais , finalement il se calme, et partage sa joie avec tous ses copains qui sont gagnants eux aussi d'un dixième!!!
    Mais, au village, l'histoire est encore présente dans le esprits!!!

    Sur la photo il y a: Bourbaki sur son âne, Marfise et Bernardin Colombani, Alexandre et Adèle Colonna ,Marfise Fili, Tony Fratacci, Jean-Paul Simoni, Jean Colombani , Francine Fratacci , Josette Graziani


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  • Lorsqu'il y avait un mariage , un peu "chic", c'était un évènement dans le village: les demoiselles étaient en ébullition!il fallait être presque aussi belle que la mariée!!

    Aussi, on se préparait longtemps à l'avance : on demandait à la couturière de faire une robe merveilleuse afin , d'être remarquée par les jeunes gens , et éventuellement trouver un futur mari!!
    Comme, on n'avait pas de grands magasins , il fallait trouver du tissu, et faire beaucoup d'essayages pour être prête, le grand jour.

    Les chapeaux étaient aussi importants que la robe , car une jeune fille "bien" ne pouvait sortir le tête nue, avec une aussi jolie robe de cérémonie!
    Sur cette photo, on voit des demoiselles du village (habillées par Françoise Colonna(Fratacci), qui sont fin prêtes pour la cérémonie .

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  • A l'occasion du 8 mai, le maire a réuni les villageois autour du monument aux morts: il a lu l'allocution des anciens combattants; puis il a déposé une gerbe.
    Ensuite un apéritif a été offert . ce fut un moment convivial sous le soleil printanier

    St Ange autrefois

    Autrefois la St Ange,se célébrait avec faste ; de plus , c'était la fête de Prato-Soprano.
    Dès le matin, les villageois préparaient un pique-nique avec plein de bonnes choses à manger.

    Puis, on attendait le curé: dès qu'il arrivait , tout le monde partait à pieds, vers la chapelle de St Ange, au-dessus du village.

    Tout le long du chemin , c'était des chants , des rires , des plaisanteries...
    Benjamin et Félix étaient chargés de porter les "ustensiles" du curé et pour eux c'était une fierté!

    Ensuite, le curé faisait la messe dans la vieille chapelle: comme elle est petite, la plupart des gens restaient dehors.

    Dès que la messe était finie, on se précipitait sur les bonnes choses apportées pour cette occasion: on partageait tout, dans la bonne humeur; et le curé n'était pas en reste !

    Ensuite on revenait vers Prato-Soprano où les habitants invitaient tout le monde à venir manger un bout de gâteau, à boire un café, un verre de vin.....
    C'était leur fête!

    Enfin, on rentrait tranquillement, chez soi, heureux d'avoir passé une bonne journée, et d'avoir accompli son devoir!


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  • voici une photo de la procession du 15 août dans les années 20 , vers la "petite croix"
    Le 15 août est une date importante pour les pratais: c'est le fête du village: la Ste Marie(Immaculée conception )

    Autrefois, le moment le plus important de la journée, c'était la messe et la procession.Les villageois mettaient leurs vêtements neufs, leurs souliers neufs et même les chapeaux neufs!

    Les gens de Popolasca et Castiglione venaient à pieds.Ils étaient tous invités chez l'un ou chez l'autre : ils n'avaient aucun souci à se faire pour être nourris et parfois logés!

    Les hommes portaient la statue pendant la procession qui allait de la croix du "Culettulu à la "petite croix", traversant ainsi tout le village!

    La procession (7mai2007)


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  • Un des derniers "banghillacci" , a eu lieu dans les années soixante au village:
    Autrefois , la coutume voulait que, lorsque un veuf ou une veuve se remariait, on porte une sérénade spéciale : "le banghillacciu".
    Cela consistait à aller sous les fenêtres des mariés la nuit et , à faire un charivari avec tout ce qu'on trouvait: des casseroles , des clochettes des boîtes de conserve.......
    Plus c'était bruyant, mieux c'était.

    Et , les "jeunes mariés" les recevaient en leur offrant à boire et à manger.
    Un jour , donc , ou plutôt un soir, les jeunes gens du village (Lucien , Lambert, Emile, Ange, François Vital et plusieurs autres, ont décidé de faire le "banghillacciu" à Tine Baldacci et à Michel Colonna qui venaient de se marier(Michel était veuf).
    Ils habitaient en bas du village , à Casanova.

    Les jeunes descendent avec leurs instruments et commencent à faire un tintamarre de tous les diables: au bout d'un moment, Tine et sa soeur Marie se mettent à la fenêtre et crient aux jeunes de partir , que ce sont des malpolis, des voyous etc....
    Tout le monde s'en va déçu.Le lendemain soir, ils repartent, sous les fenêtres et recommencent le tintamarre!
    Ils crient aux mariés d'ouvrir la porte , de leur donner à boire, ils rient beaucoup , ils chantent ,; ils supplient : rien à faire .Les mariés ne se laissent pas attendrir, et menacent les jeunes de leur donner des coups de balai !

    Rien à faire: ils se font encore "incendier" et repartent bredouille !
    Le manège se poursuit plusieurs soirs de suite.Mais le dernier soir, on leur envoie de l'eau sur la tête; et Alexandre Colonna , le cousin de Michel,
    qui habitait "le Culettulu", se met à la fenêtre avec une carabine : il tire des coups en l'air en menaçant de leur envoyer des plombs dans les fesses s'ils ne déguerpissent pas sur le champ!!
    Quand, ils entendent les coups de fusil, c'est la débandade générale, le sauve qui peut!

    Adieu, casseroles , boîtes, cloches ,vin et gâteaux .
    Tout le village était aux fenêtres , ça courait dans toutes les ruelles , mais malgré leur défaite, cela reste un bon souvenir et ceux qui en parlent rient encore de ces soirées !!


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